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Une journée avec un ancien hielero : les chasseurs de glace

Posted by on 24 août 2013

Journée spéciale lundi dernier, nous avons découvert un ancien métier de la région : celui des hieleros, les chasseurs/coupeurs de glace. Au programme, une rando de 1400m de dénivelé positif pour atteindre le glacier du volcan du Chimborazo. Départ 7h15 avec Maria, la femme de Jorge, le hielero qui nous emmènera en montagne. Julie est enrhumée et n’a pas trop la forme donc elle fera la rando à cheval et avec Vincent, nous la ferons en marchant.

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Julie sur son cheval

Le temps est très couvert et il y a une sorte de brouillard, la visibilité est mauvaise. Pas de volcan en vue, il est caché derrière les nuages ! Nous marchons tranquillement, Julie va au même rythme que nous sur son destrier. Nous traversons 2 villages et croisons de nombreuses personnes qui se rendent à leur travail, quelques motos et voitures et comme à leur habitude, tout le monde nous dit bonjour.

Peu après être sortis du village, le paysage a déjà changé, il y a plein de petites parcelles de part et d’autre de la route. Certaines ont des bêtes attachées à un pieu car il n’y a pas de clôture. On peut voir moutons, cochons, alpagas, ânes et vaches. Les autres parcelles sont cultivées : pommes de terre et d’autres plantes que l’on ne connaît pas. La marche continue et nous retrouvons Jorge, le hielero, avec son âne et sa pioche. Maria nous laisse ici, elle part travailler dans leur champ.

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La rando

Nous sommes donc maintenant accompagnés avec un cheval, un âne et notre guide pour partir gravir le volcan. Plus nous montons, plus nous ressentons l’altitude avec le manque d’oxygène mais aussi le vent qui est très froid. Nous faisons une pause vers 4200m où Jorge coupe de l’herbe, la paja, qui va nous servir à emballer la glace pour la conserver lors de notre descente au village. Le paysage a beaucoup changé, il n’y a plus de parcelles, plus de cultures ni d’animaux, juste des grandes étendues d’herbe jaunie par le soleil. Jorge nous apprend également comment faire une corde avec l’herbe, très efficace.

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Basile tresse une corde avec l herbe

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le guide est plus efficace !

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Après la pause, Julie décide de monter à pied car elle à froid sur le cheval. Basile prend le relais pour la suite de l’ascension mais ça ne durera pas longtemps car il a froid aussi. Nous continuons donc tous les trois à pied et c’est Jorge qui montera un peu dessus. Nous passons près d’un premier refuge, ils sont très différents de ce à quoi on pouvait s’attendre. De loin, on dirait un gros tas d’herbe, mais en fait, c’est une petite hutte construite avec un petit mur en pierre de 50cm et un toit fait avec l’herbe qui l’entoure. Le refuge doit bien faire 3m de haut, et 5m sur 5m.

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Basile à cheval

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Vincent dans le refuge

Le paysage change encore, l’herbe disparaît pour laisser place à des cailloux et un peu de végétation. On continue encore 20min et il y a un second refuge. Ici nous observons 5 vigognes sauvages (c’est une des 4 races de lama). Elles gardent de la distance avec nous, ce n’est pas possible de les approcher à moins de 15m. Puis elles continuent leur chemin et disparaissent derrière la montagne.

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Une vigogne

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Le guide s’aide du cheval pour monter!

Nous continuons encore à monter en altitude et la végétation a complètement disparue pour laisser place à des cailloux et un sol très sableux. On laisse le cheval ici car il ne peut plus continuer, notre guide l’attache à un rocher et nous repartons en marchant avec l’âne. Il ne nous reste plus que 250m de déniveler à faire.

Après 4 heures de marche, nous voilà enfin devant la mine de glace. Nous sommes sur la moraine, qui est un mélange de pierre qui recouvre la partie basse du glacier. C’est la limite entre le glacier et la roche. Jorge nous sort la pioche pour commencer à casser la glace. Le but est d’enlever la terre qui recouvre la glace pour n’avoir que de la glace pure. Le vent souffle très fort et le froid se ressent très vite, il va donc falloir faire vite si l’on ne veut pas finir congelés dans le glacier ! Nous sommes quand même à 4760m, presque aussi haut que le Mont Blanc.

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Julie devant la glace

La glace est très dure malgré les rayons de soleil, il faut donc frapper fort pour casser la première couche.

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La glace est dure

Après avoir chacun mit nos coups de pioche, Jorge reprend la main un peu plus loin où il cassera 2 petits morceaux de glace qu’il emballera rapidement dans l’herbe que l’on avait coupé plus tôt sur le chemin.  Il attache le tout avec  la corde que l’on avait fabriqué. L’âne sera chargé de redescendre la glace chargée sur son dos.

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Jorge empaquete la glace dans l’herbe ramassée plus tôt

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On redescent avec l’âne

La descente est plus facile que la monté mais c’est difficile de se réchauffer après une pause de 30min malgré le rythme rapide. On retrouve le cheval qui n’avait pas bougé de place mais personne ne monte dessus, on a tout besoin de se réchauffer.

Le repas du midi se passera dans le petit refuge, Jorge avait emmené un gros thermos de thé, très agréable avec le froid extérieur. Nous redescendons avec le soleil, et nous avons de magnifiques vues sur la cime du Chimborazo, superbe !

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Le refuge

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La descente

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le refuge

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Le Chimborazo

Le bilan de la journée : on a descendu petit 2 blocs de glace, marché 24km avec 1435m de dénivelé positif le tout en environ 8 heures, pause comprise. Cela nous a montré les conditions très difficiles de ce métier, et sa dangerosité. Lorsque la demande de glace était forte, avant l’arrivé des frigos et autres congélateurs, ils descendaient des blocs de 30 kg pour le marché du mercredi. Ils montaient avec 40 à 50 ânes pour descendre un maximum de blocs de glace.

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Le temps était meilleur en fin de journée

 

One Response to Une journée avec un ancien hielero : les chasseurs de glace

  1. Charlotte

    Incroyable ! Les paysages sont absolument magnifiques !

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