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L’association AHUANA de San Francisco de Cunuguachay dans les Andes

Posted by on 24 août 2013

Nous revenons de quelques jours dans le village de San Francisco de Cunuguachay, notre 2nd étape dans nos rencontres avec des projets solidaires, après la communauté Shiripuno.

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Le village

Il s’agit d’un village situé à 15km de la ville de Riobamba (180 000 habitants) dans les Andes. Le village est à 3200m d’altitude au pied du volcan de Chimborazo, le point culminant de l’Equateur à 6300m.

La communauté regroupe 80 femmes et a mit en place de nombreux projets depuis l’arrivée d’un prêtre français, Pierrick, que l’on appelle ici El Padre. Il est venu s’installer ici il y a 14 ans et a aidé à développer la communauté.

Rapidement, plusieurs projets ont été mis en place afin de réduire la mortalité infantile qui était très élevée. Ainsi, des crèches ont été créées, une nutritionniste est venue pour donner des conseils sur la nutrition des enfants, et la contraception a été rendue possible pour les femmes, mais avec un point de non retour : seule la ligature des trompes est possible. Grâce à un programme gouvernemental, les enfants de 6 mois à 6 ans pouvaient aller à la crèche, ce qui leur permettait de manger au moins un repas équilibré par jour. Ensuite la contraception a réduit le nombre d’enfants par famille, passant de 10/12 enfants par femme à 2/3. Ce sont les premières actions concrètes qui ont eu un effet important sur les villages proches de la communauté. El Padre nous a expliqué que ces effets allaient s’estomper à cause d’un changement de l’âge pour aller à la crèche qui est passé de 6 mois à 4 ans, entrainant la fermeture de nombreuses crèches faute d’avoir assez d’enfants. C’est ainsi que 3 des 4 crèches ont été fermées dans les villages aux alentours. La crèche se retrouvant trop loin, certaines familles n’y envoient plus leurs enfants, ce qui fait craindre au Padre un hausse de la mortalité infantile dûe à une mauvaise alimentation.

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Les montagnes

Ensuite, plusieurs actions ont été mises en place afin de développer le tourisme et l’économie locale. Ainsi, à San Francisco, une auberge a été créée, avec des chambres dans des maisons traditionnelles, les chozas. Avec cette auberge, plusieurs activités touristiques sont proposées afin de faire vivre la communauté, comme par exemple la location de lamas pour des randonnées, et une randonnée guidée jusqu’au glacier du Chimborazo, avec un ancien hielero (coupeur de glace). Par ailleurs, de nombreuses micro-entreprises ont été créées telles que : une fromagerie, un atelier de tissage, la fabrication de confiture, la fabrication de charcuterie à base de lama et de cochon… Tous ces produits locaux peuvent permettre aux gens de compléter leurs revenus.

 

A Palacio Real, le village voisin, un projet touristique autour du lama a été mis en place :

  • un restaurant où l’on sert du lama et des spécialités locales,
  • des balades avec une guide de la communauté pour raconter les légendes de la région, l’utilisation des plantes
  • Un petit musée du lama
  • Une petite boutique où est vendu de l’artisanat à base de lama et d’alpaga : vêtements, bijoux…

Nous avons fait la balade sur les légendes de la communauté avec une guide, et elle nous a parlé de ce projet touristique autour du lama. Grâce à ses revenus supplémentaires, ils ont pu acheter une parcelle de terre pour cultiver des légumes.

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Un alpaga

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A La Moya, un autre village voisin, un projet touristique a été mis en place autour de la laine. Les femmes ont réappris à  tisser et à tricoter, pour qu’elles puissent vendre leur artisanat. Cela leur a donné confiance et les a rendu plus autonomes vis a vis de leur mari. En effet, il existe des problèmes de violences conjugales, certaines femmes ne vivent d’ailleurs plus avec leur mari, et ce projet leur permet d’être indépendantes financièrement.

 

Cependant, la pérénité de ces micro-entreprises reste fragile. Cela dépend souvent des personnes qui gèrent la communauté, elles sont plus ou moins dynamiques, et font ainsi bouger les projets différemment. Le fonctionnement de la communauté étant très démocratique, il y a une élection tous les ans (où tous les membres du village sont obligés d’être présent !). Lors de cette élection, on désigne un nouveau groupe qui gèrera l’ensemble des actions de la communauté. Les membres ne sont jamais les mêmes, ce qui permet à tout le monde de devenir membre du conseil. L’inconvénient de ce fonctionnement est la pérennité des actions ou projet en cours. El Padre nous a expliqué que si le nouveau groupe élu était moins dynamique, cela faisait perdre les actions mises en place. Par conséquent, lors de notre passage plusieurs des micro-entreprises existantes n’étaient pas en activité.

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Le chimburazo de nuit

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